الجمعة، 7 ديسمبر 2012

La Tribune devrait se séparer de plus d'un tiers de ses journalistes




        Le président de La Tribune Jean-Christophe Tortora a annoncé sa volonté d'ouvrir en janvier un guichet de départs volontaires, qui toucherait 40% de la rédaction, soit une dizaine de journalistes, indique jeudi la rédaction, dans une motion appelant à de nouveaux investisseurs. Jean-Christophe Tortora "a annoncé vouloir ouvrir en janvier un guichet de départs volontaires. La rédaction, qui compte aujourd'hui 26 journalistes, serait alors amputée de 40% de son effectif, selon des estimations que ne dément pas la direction. Ce serait là, selon Jean-Christophe Tortora, le seul moyen pour notre publication économique d'atteindre l'équilibre", indique cette motion de la rédaction de La Tribune.
      "La Tribune, reprise en février dernier par France Economie Régions, connaît à nouveau une passe délicate. Alors que la conjoncture économique s'annonce difficile pour 2013, la Tribune a besoin de nouveaux investisseurs pour compléter un tour de table d'environ 2 millions d'euros", ajoute-t-elle. "Que serait La Tribune sans ses journalistes ?", poursuit la motion, soulignant que le journal "qui, comme l'ensemble de la presse française, cherche son modèle dans le numérique, a besoin d'un coup de pouce pour conserver sa rédaction et traverser 2013".
     Après une mise en redressement judiciaire, La Tribune a été reprise en janvier par France Economie Régions (FER) associé à Hi-Media. Les repreneurs ont décidé la poursuite du quotidien économique sous une forme numérique, avec une version hebdomadaire sur papier. La direction n'était pas joignable dans un premier temps jeudi matin.

الخميس، 6 ديسمبر 2012

Rapport annuel de Transparency International Corruption: le classement du Maroc confirme la stagnation




Transparency International a publié, mercredi, quelques jours avant le 9 décembre, journée mondiale de lutte contre la corruption, son désormais incontournable rapport annuel sur ce fléau mondial. Le document exprime les perceptions des acteurs de la vie économique sur les niveaux de corruption affectant la vie publique dans près de 180 pays. Pour 2012, notre pays se classe 88e, reculant de huit place par rapport à 2011. Cependant, sa note passe de 34 à 37 sur 100.
Selon le rapport de Transparency International sur les indices de perception de la corruption publié, mercredi à Berlin, le Maroc a perdu 8 places, passant de la 80e en 2011 à la 88e en 2012, sur 176 pays.
La note du Maroc par contre, passe de 34 points à 37 points, sur 100. Elle est égale à celle du Surinam, du Malawi, du Swaziland, de la Zambie, et de la Thaïlande.
Ainsi, pour Abdesselam Aboudrar, président de l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC), “le classement n’est pas important puisque la base change. La note, quant à elle, s’est améliorée par rapport à l’année dernière”.
“Le classement n’est pas significatif, et il ne nous fera pas changer d’avis. Il faut avouer qu’il y a beaucoup de travail qui se fait, mais les résultats n’apparaîtront  qu’à moyen ou long terme.”
Abdesselam Aboudrar, président de l'ICPC. 
Cependant, insiste ce dernier, il n’y aura pas de progrès, “tant que le gouvernement ne se dote pas d’une politique claire en matière de lutte contre la corruption”. Cette dernière constitue une priorité pour l’instance, tout comme un nouveau projet de loi visant la lutte contre la corruption.
Renforcement du cadre juridique
Les violons semblent parfaitement accordés, puisque le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration, Abdeladim El Guerrouj, a affirmé, mardi soir, que “la moralisation de la vie publique demeure l'un des grands chantiers” dans notre pays.
“La lutte contre la corruption est un choix irréversible et un enjeu crucial pour la consolidation des principes de bonne gestion de la chose publique. C'est l'affaire du gouvernement, du Parlement, des organismes politiques, de la société civile et des citoyens.”
Abdeladim El Guerrouj, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration.
Il a également annoncé que le gouvernement compte adopter une nouvelle approche, fondée sur le renforcement du cadre juridique relatif à la lutte contre la corruption. Elle concerne notamment la promulgation d'une charte des services publics fixant les principes de bonne gouvernance et les engagements de l'administration, la publication d'une loi consacrant le droit d'accès à l'information, l'adoption d'une stratégie nationale d'intégrité et de lutte contre la corruption dans le cadre d'un plan national intégré, et la mise en place d'une charte nationale de lutte contre la corruption.
Corruption et Printemps arabe
Par ailleurs, la plupart des pays du “printemps arabe” ont obtenu des scores inférieurs ou à peine supérieurs à 40 points. La Tunisie perd deux places pour se situer en 75e position (41 points). La Syrie, prise dans une guerre civile, recule de 15 rangs et s'est classée 144e, tandis que la situation s'améliore légèrement en Libye qui passe de la 168e à la 160e place.
Au niveau des pays arabes, le Liban, une nouvelle fois, fait pâle figure en matière de corruption, et se place à la 128e position. Avec un score de 30 sur 100, le Liban fait moins bien que l'Égypte (32 points, 118e), le Koweït (44 points, 66e), la Jordanie (48 points, 58e), et les Émirats arabes unis (68 points, 27e). Il devance toutefois l’Iran (28 points, 113e), et l’Irak (18 points, 169e).
2/3
Plus généralement, deux tiers des 176 pays évalués ont obtenu des scores inférieurs à 50 points.
L’ONG classe les pays selon une échelle graduée de 0 (corruption perçue la plus forte) à 100 (corruption perçue comme étant très faible). Pour construire son classement, qui ne reflète que la perception de la corruption, l'ONG s'appuie sur des données collectées par 13 institutions internationales, parmi lesquelles la Banque mondiale (BM), les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial.
Danemark, Finlande et Nouvelle-Zélande: les bons élèves
A l'échelle mondiale, Transparency affirme que la corruption continue de faire des ravages et frappe de plein fouet la zone euro, où les pays les plus affectés par la morosité économique, connaissent une détérioration de leur classement, à l'instar de Grèce (94e) et de l’Italie (72e).
Transparency a recommandé à l'Union Européenne “d'accentuer les efforts pour prévenir la corruption au sein des institutions publiques”. Elle a également salué les trois pays les plus vertueux qui se partagent la première place, à savoir le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande, avec des scores de 90 points sur 100.
L'Afghanistan, la Corée du Nord et la Somalie occupent, quant à eux, la 174e et dernière place du classement avec seulement 8 point.
Pour rappel, Transparency International a publié son rapport annuel à la veille de la journée mondiale de lutte contre la corruption, qui va être célébrée dimanche.
Corruption, une pratique cautionnée par les Marocains
Selon le tout dernier rapport de l'ICPC, présenté début novembre devant le chef du gouvernement, 79% des Marocains estiment que de la corruption s’amplifie de jour en jour, alors que 34 % des familles marocaines reconnaissent avoir eu recours à cette pratique.
L'étude n'avait pas manqué de pointer du doigt le manque d’harmonisation du dispositif pénal et judiciaire avec les exigences de la lutte contre la corruption, et dressé un véritable réquisitoire qui cloue au pilori la politique du gouvernement contre ce fléau.
Yassine Benargane 
Photo :  Abdesselam Aboudrar, président de l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC). /DR

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شركة بن لادن" سوف تحول مكة إلى "لاس فيغاس""



      المسجد الحرام في مكة وهو أكبر المساجد في العالم، يشهد حاليا أشغال بناء. تقول السلطات السعودية أن الهدف من هذه الأشغال هي عملية توسيع ضرورية لاستيعاب مزيد من المصلين. لكن هدم الأجزاء القديمة من الحرم الذي تعتزم شركة آل بن لادن تنفيذها تثير جدلا في المملكة الوهابية.
 إنها سادس وأهم مشروع أشغال لتوسيع الحرم منذ وصول آل سعود إلى الحكم في القرن الثامن عشر. ولتوسيع مساحة المسجد الحرام يعتزم مقاولو مجموعة مشاريع البناء بن لادن تدمير ما يسمى بالرواق العثماني لبنائها على مسافة أبعد "بالطابع العمراني القديم نفسه" كما يقول مسؤول في المعهد السعودي المعني بشؤون الحج. وقد شيد الرواق العثماني الذي يرسم محيط الحرم في القرن السادس عشر بأعمدة يعود بعضها إلى القرن الثامن (العهد العباسي).
وقد أثار خبر تدمير هذه الأروقة ضجة حقيقية في العربية السعودية وأعرب العديد من مستخدمي الإنترنت عن استيائهم من تدمير تراثهم التاريخي
"إنهم يريدون تحويل مكة إلى لاس فيغاس!"
.الأشغال الجارية حاليا ترمي رسميا إلى توسيع المطاف [باحة الحرم حيث يطوف الحجاج حول الكعبة من أجل استيعاب عدد أكبر من الحجاج] حيث ستسمح الأشغال باستقبال 000 220 حاج في الساعة مقابل 000 28 حاليا. لكن علاوة على تلك الأروقة الجديدة ستبنى أبراج فيها فنادق ومطاعم ومراكز تجارية.
 نعرف سلفا كيف سيكون شكل الحرم بعد الأشغال. ففي 2010 هدمت مساجد يعود تاريخها إلى عصر الرسول من أجل بناء برج الساعة [وهو ثاني أعلى برج في العالم ويقع في وسط مجمع فندقي تتراوح طوابقه بين 42 و48 طابقا].
ونحن إذ ندق ناقوس الخطر فلأن هذه ليست أول مرة يهدم فيها صرح من صروح المسلمين. فمنذ نحو ثلاثين عاما، أدت أشغال توسيع المسجد الحرام إلى هدم ثلثي الموقع التاريخي للحرم. والرواق العثماني معلم رئيسي من الثلث المتبقي. أساسا لم يعد هناك أثر لبيوت الصحابة ولا المساجد مثل مسجد خالد بن الوليد الذي يعود تاريخه إلى السنوات الأولى من العصر الإسلامي. وإذا كان البيت الذي ولد فيه الرسول قد حول إلى مكتبة فقد كانت أوفر حظا من مواقع أخرى: فبيت خديجة مثلا قد هدم وحول إلى مراحيض عمومية!
أفهم الرغبة في توسيع الجامع نظرا لعدد الحجاج الوافدين [تستقبل مكة المكرمة كل عام ثلاثة ملايين من الحجاج] لكني لا أجد أننا ندفع ثمن ذلك باهضا، خاصة أننا لن نستطيع أبدا استيعاب الجميع. والأجدر أن نضبط التأشيرات لأن هناك من الحجاج من يزور الحرم كل عام [هيئة التحرير: السلطات السعودية تمارس سياسة النصيب في إعطاء التأشيرات للحجاج الوافدين].
 ثم إن المسجد الحرام له حرمته وليس ملكا للدولة السعودية. هذا التراث لكل المسلمين ولهم الحق في المطالبة بالحفاظ على تراث ثمين كهذا.
 أظن أن الشركات المكلفة بهذه الأشغال تؤثر كثيرا على السلطات ولا تراعي إلا مصالحها الخاصة لأن سعر المتر المربع في هذا الموقع من أغلى الأسعار في العالم 100.000 يورو للمتر المربع]. ولذلك فبناء أبراج حول المسجد الحرام استثمار مربح. إنهم يريدون تحويل مكة إلى لاس فيغاس!

د.هتون أجواد الفاسي ولدت في مكة وهي أستاذة تاريخ المرأة في جامعة الملك سعود في الرياض