الثلاثاء، 18 ديسمبر 2012

تطورات قضية الصحافيين الثلاثة المطرودين من مؤسسة "البيان"


الزميلة سمية يحيا عضوة المجلس الوطني الفيدرالي للنقابة الوطنية للصحافة المغربية تتحدث في هذه الحلقة عن إشكالية النوع والتمييز والعنف الممارس ضد النساء داخل وخارج المؤسسات الإعلامية - مؤسسة البيان نموذجا

الاثنين، 17 ديسمبر 2012

Identité et modernité dans la peinture marocaine Zoom sur les années 60 à la Loft Art Gallery


"84 Quadrettini" - Acrylique sur toile de Mohamed Melehi. New York 1963.                      

 


              

Loft Art Gallery organise un évènement qui associe un hommage aux artistes qui ont ouvert la voie de la peinture marocaine moderne, avec une exposition des œuvres de Farid Belkahia, Mohamed Chebaa, Ahmed Cherkaoui, Jilali Gharbaoui et Mohamed Melehi, à la présentation, lors du vernissage, d'un livre, “Identité et modernité: Zoom sur les années 1960” de Moulim Al Aroussi, critique d'art et professeur en esthétique.


Au début des années 60, des artistes marocains ont donné un élan nouveau à l'art pictural, où la vision artistique et son expression ont pris une forme résolument moderne. Les œuvres, qui voient alors le jour sous les mains d'artistes majeurs engagés dans le débat de la refonte de l’identité marocaine au lendemain de l'indépendance, sont le fondement de l'entité plastique marocaine.
C'est cette période critique pour la création plastique marocaine que veut souligner la Loft Art Gallery avec l'organisation de cette exposition des œuvres de Ahmed Cherkaoui, Jilali Gharbaoui, Mohamed Chebaa, Farid Belkahia et Mohamed Melehi. Cet hommage à leur contribution majeure à la peinture moderne marocaine sera doublé de la présentation d'un livre signé Moulim El Aroussi, dans lequel l'auteur essaie de revenir, selon sa déclaration à la presse, “sur la modernité de notre art, sa genèse et son cheminement”.
Dans son ouvrage “Identité et modernité: Zoom sur les années 1960”, Moulim El Aroussi interroge l'action de ces artistes dont le combat a conjugué production artistique et démarche pédagogique. Un ouvrage particulièrement pertinent aujourd’hui, alors que “des débats sur l’identité et la modernité reviennent sur notre scène artistique”.
“L’art ne peut espérer avancer chez nous sans examiner la genèse de sa naissance”, expliquent les organisateurs de ce double événement, qui opère un retour sur l’histoire en compagnie des figures emblématiques de cette époque, auxquelles s'ajoute le poète Abdellatif Laâbi, qui, en tant que directeur de la célèbre revue Souffles, a en quelque sorte représenté le soutien théorique et intellectuel de leur modernité.
aufait

Sahara Marocain: les artistes espagnols sur une fausse route




      Le polisario est toujours animé d’une grande frénésie diplomatique contre le Maroc. Son activisme a dernièrement permis d’obtenir une déclaration du Parlement suédois ainsi qu'un regain de mobilisation des artistes espagnols qui se sont érigés en défenseurs de sa cause.
    Cette brève victoire ne peut pas cacher le fait que le nombre de pays qui reconnaissent la RASD (République arabe sahraouie démocratique) est passé de plus de 80 en 1989 à seulement une trentaine aujourd'hui.  Entre ces deux dates, la proposition d'autonomie faite par le Maroc a montré que cette ouverture était une bonne solution. Mais cela ne semble pas être encore du goût de certains artistes espagnols.
     Comme à son habitude, Javier Bardem refait parler de lui en venant défendre devant une commission de l’ONU, le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Il ne pouvait pas faire autrement que s’accrocher à ce conflit qui résulte d’une longue colonisation conduite par l’Espagne, son pays.
Par les temps qui courent, beaucoup d’artistes mettent leur nom au service de causes humanitaires à travers le monde. On connaît l’investissement de Georges Clooney dans le conflit du Darfour, celui de Sean Penn et de John Travolta dans le tremblement de terre de Haiti, le cas d’Angelina Jolie, ambassadrice du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés et le musicien Bono, mobilisé contre le Sida.
L’engagement de Javier Bardem aurait pu être louable s’il avait défendu une véritable cause humanitaire, et non pas un conflit artificiel entretenu avec un acharnement incroyable de la part de la classe politico-militaire algérienne contre la monarchie marocaine. En fait, un vague reste de jalousie infantile que n’ont cessé de vouer au Roi du Maroc tous les dictateurs qui se sont succédé au pouvoir en Algérie.
L’engagement de Javier Bardem, qui fait suite à celui du réalisateur Almodovar, est également parasité par la traditionnelle animosité de certains milieux politiques nationalistes en Espagne face aux déclarations marocaines sur Sebta et Melilia. Nous avons même vu un gouvernement de droite en Espagne s’opposer à la cause marocaine simplement pour cette raison. Alors pourquoi pas Bardem et Almodovar?
D’anciens dirigeants du polisario ont rejoint le Maroc. Pas une seule fois ces soit-disant artistes humanistes n'ont pensé leur demander leur avis ou pour le moins, écouter leur histoire. Ils ne se posent jamais la question de savoir ce qu’il y avait au Sahara avant l’arrivée de l’Espagne et n’ont jamais fait l’effort de discuter avec nos historiens, et nos partis politiques, pour essayer de comprendre l’attachement viscéral de tout le peuple du Maroc pour ses provinces du Sud.
     L'épisode des mensonges et photos truquées publiés par les médias espagnols pris la main dans le sac ne semble pas non plus les interpeller au point de chercher à comprendre s'ils ne sont pas manipulés par les mises en scènes qu'on leur monte à Tindouf ou ailleurs.
Pire, ils n’ont pas donné la moindre chance à la proposition d’autonomie faite par le Maroc. Ils prétendent défendre les droits de l’Homme et les libertés, mais en quoi l’autonomie serait-elle réductrice de ces droits, d'autant plus que ce statut final reste à définir et qu'il serait plus sérieux d'en discuter pour justement garantir ces droits à toute la population?
      Non vraiment, MM. Bardem et Almodovar vous êtes certainement de grands artistes, mais vous devriez chercher une cause plus noble ou bien ouvrir un débat avec les démocrates marocains et ceux qui ont fui Tindouf pour mieux comprendre la région.
Je vous propose d'aller plutôt voir du côté de la Palestine et d’Israël, au lieu de continuer à soutenir des petits dictateurs en puissance, ainsi que la vieille animosité de l'Algérie contre le Maroc.
Abdelhaq Sedrati